« Anglais courant » : trois mots qui, sur un CV, n’engagent plus à grand-chose. Malgré leur omniprésence, ils n’offrent aucune garantie aux employeurs. Désormais, impossible de se contenter de déclarations floues : les recruteurs attendent des preuves, des scores officiels, des situations vécues. Tant pis pour les raccourcis faciles.
Le fossé entre niveau affiché et compétences réelles reste l’un des motifs principaux de déception lors des entretiens. Année après année, des candidats voient leur dossier recalé à cause d’une surestimation, ou d’une présentation trop vague de leur anglais. Les codes ont changé, les employeurs aussi. Savoir mettre en avant cette maîtrise passe aujourd’hui par des méthodes précises et attendues.
L’anglais sur le CV : un vrai atout dans le monde pro
Impossible d’ignorer la place occupée par l’anglais sur le marché du travail en France. Tous secteurs confondus, cette compétence linguistique s’impose comme la plus recherchée. Les entreprises, notamment celles tournées vers l’international ou l’industrie, exigent désormais que le niveau d’anglais soit clairement identifiable sur le CV. Ce n’est pas un caprice : la multiplication des échanges commerciaux, la présence de filiales étrangères, la nécessité de collaborer au sein d’équipes multiculturelles imposent un anglais solide et opérationnel.
Pour répondre à cette exigence, il s’agit de structurer la rubrique langues sans détour. Adoptez un référentiel reconnu (comme le CECRL) et détaillez votre niveau. Pour un poste à dimension internationale, mieux vaut préciser les compétences concrètes : capacité à négocier, à rédiger des documents techniques, à animer des réunions en anglais. Pour un poste plus local, une formulation brève suffit, mais il reste impératif d’éviter les mentions vagues.
Voici les éléments à présenter pour que cette rubrique serve vraiment votre candidature :
- CV : un niveau clair, idéalement selon l’échelle du CECRL (Cadre européen commun de référence pour les langues).
- Entreprise : certains postes ne laissent pas le choix, et demandent au moins un niveau B2 voire C1.
- Industrie : dès la présélection, l’anglais professionnel est souvent un filtre décisif.
La maîtrise de l’anglais ne concerne plus seulement l’export ou le commerce international. Même dans des fonctions support, la gestion de projets ou l’encadrement d’équipes, le niveau d’anglais devient un critère de sélection. Le marché de l’emploi français évolue : la capacité à travailler en anglais reflète la réalité d’environnements de plus en plus internationaux.
Comment savoir où vous en êtes vraiment ? Les clés pour évaluer son niveau avec justesse
Présenter son niveau d’anglais sur un CV ne se fait plus à la légère. Les employeurs attendent une auto-évaluation honnête, étayée par des références objectives. Le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) sert de repère : six niveaux, de A1 (débutant) à C2 (maîtrise quasi native). Mieux vaut indiquer précisément le niveau (par exemple : « anglais B2 usage professionnel ») plutôt que de s’en tenir à une appréciation floue.
Pour structurer la rubrique langues, il est conseillé de commencer par la langue la mieux maîtrisée, puis de décliner les autres avec le niveau correspondant. Le niveau C2, rarement atteint, s’adresse surtout à ceux qui vivent ou travaillent quotidiennement en anglais. Quant à la mention « bilingue », elle doit rester l’apanage de profils ayant une aisance équivalente à celle d’un natif ou d’un professionnel expatrié.
Gonfler son niveau d’anglais sur le CV ? Un pari risqué. Les recruteurs testent de plus en plus la véracité des compétences lors de l’entretien, parfois en basculant directement l’échange en anglais, parfois en imposant un cas pratique. Se montrer sincère sur ses capacités linguistiques protège la crédibilité du candidat et évite les mauvaises surprises. Mieux vaut bannir les formules floues du type « bon niveau », « notions » ou « lu, écrit, parlé » : elles n’aident pas le recruteur à cerner votre véritable profil.
Pour affiner votre auto-évaluation, plusieurs solutions existent :
- Astuce : passez un test standardisé (en ligne, gratuit ou payant) pour situer votre niveau sur l’échelle CECRL, et rendez votre CV plus solide.
Certifications, expériences, immersion : les meilleures façons de valoriser votre anglais
La présentation d’une certification linguistique sur le CV fait la différence. Elle rassure le recruteur et permet de comparer objectivement plusieurs candidatures. Les scores du TOEIC, du TOEFL ou de l’IELTS, ainsi que les diplômes Cambridge English (FCE, CAE, CPE), sont des références. À titre d’exemple, un score TOEIC de 785 marque l’entrée dans le B2, 945 pour le C1. Au TOEFL, 95 correspond au C1 ; sur l’IELTS, il faut viser 7,0 pour ce même niveau. Ces repères simplifient la lecture du CV côté employeur.
L’expérience concrète ne doit pas être oubliée : un stage à l’étranger, une mission dans un contexte international, un cursus universitaire intégralement en anglais, tout cela atteste d’une réelle compétence. Il est utile de préciser le cadre, la durée, les responsabilités et la fréquence des échanges en anglais. Ce sont ces détails qui donnent du poids à la candidature.
Pour donner toute sa force à votre niveau d’anglais sur le CV, il est pertinent d’ajouter :
- Une certification récente (moins de deux ans) qui prouve que la maîtrise est d’actualité.
- Un séjour prolongé dans un pays anglophone, un échange académique ou la gestion de projets quotidiens en anglais, gages d’une immersion linguistique réussie.
En combinant scores certifiés, expérience terrain et immersion, la rubrique « compétences linguistiques » gagne en crédibilité. Ainsi, le CV ne se limite plus à une simple mention, mais traduit une réalité professionnelle concrète.
Progresser sans pression : conseils et ressources pour booster son anglais au quotidien
Pour améliorer durablement son anglais, la régularité l’emporte largement sur les efforts sporadiques. Inutile de viser la perfection d’emblée ; il s’agit avant tout d’intégrer la langue dans son quotidien. Un podcast écouté dans les transports, la lecture d’un article spécialisé, quelques minutes sur une application mobile suffisent à installer une vraie dynamique.
Appuyer ses progrès sur une formation sur-mesure aide à avancer plus vite. MOOC universitaires, plateformes e-learning, applications mobiles : l’offre est vaste et permet de cibler l’anglais professionnel, la communication internationale, ou encore la gestion de projet. Les ateliers de conversation, les cours du soir, ou l’accompagnement par un coach linguistique viennent enrichir ce dispositif.
Pour structurer sa progression, on peut s’appuyer sur des ressources variées :
- Préférez des articles, podcasts ou webinaires en lien avec votre secteur, tels que ceux de la Harvard Business Review ou des newsletters professionnelles.
- Alternez vidéos, livres blancs, newsletters spécialisées : la diversité des supports renforce compréhension et expression.
Chaque interaction, chaque mail rédigé sans hésiter, chaque réunion suivie en anglais nourrit la confiance. L’apprentissage se glisse alors naturellement dans l’activité professionnelle et la vie courante, sans pression excessive ni découragement.
À force de pratique et d’exigence, la maîtrise de l’anglais se forge et s’affiche, bien au-delà des formules toutes faites. Quand le CV devient le reflet d’une expérience sincère et solide, il ouvre la porte à de nouveaux horizons professionnels.

